Il y a trois bonnes raisons pour exprimer mon désaccord avec la réception du Dalaï Lama à la mairie de Paris :
- Alors que les présidents Nicolas Sarkozy et Hu Jintao ont signé un communiqué commun sur la question du Tibet, il n’est pas du rôle d’une collectivité locale de mener une diplomatie parallèle à la diplomatie nationale ;
- Les règles et usages de la laïcité en France nous invitent à ne pas mêler combat politique et religion ;
- Paris, capitale de la France, de par son statut, a un écho particulier dans le monde qui impose une certaine réserve à son maire, notamment quand celui-ci se positionne comme un opposant au président de la République.
En exprimant ce désaccord, très largement partagé par les amis du dialogue franco-chinois, je note cependant que le maire de Paris n’a pas donné un retentissement exceptionnel à son initiative qui se présente de ce fait comme la conclusion de son initiative de 2008. Au contraire même, Bertrand Delanoë a évoqué « l’unité de la Chine» .
Mon désaccord reste cependant entier car je maintiens le cap de notre message national, porté par les plus hautes autorités de l’Etat, défavorable à toute idée d’indépendance du Tibet qu’elle qu’en soit la forme. La politique étrangère de la France ne peut varier en fonction des humeurs des élus locaux. Seuls le président de la République et le Gouvernement la conduisent et l’expriment.
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